vendredi 3 avril 2026

Séjour au Mexique du 16 au 30 novembre 2025. 9ème partie ! De UXMAL à CHICHEN ITZA !

Le jour se lève sur la façade de notre hôtel et nous apercevons la forêt jusqu'à l'infini. Après la longue journée d'hier, seuls 210 kilomètres nous attendent. Nous pourrons profiter pleinement de la ville étape de Merida, la capitale de l'Etat du Yucatan. En attendant, un bon petit déjeuner puis départ vers le site majestueux d'Uxmal.


Uxmal est une antique cité maya de la période classique, au cœur de la région dite Puuc.​ Elle est fondée vers le VIIIᵉ siècle et connut son apogée entre environ 800 et 950 apr. J.-C., période durant laquelle elle aurait compté jusqu’à 20 000–25 000 habitants.​ Le site est aujourd’hui classé au patrimoine mondial de l’UNESCO (depuis 1996) en raison de la qualité exceptionnelle de son architecture et de son urbanisme.​

Le nom Uxmal est généralement interprété comme « trois fois construite » en maya yucatèque, en référence à des reconstructions successives de ses édifices.​ L’architecture est caractéristique du style Puuc : partie inférieure des façades très sobre, et partie supérieure richement décorée de masques du dieu de la pluie Chaac, de serpents et de motifs géométriques.​

La région d’Uxmal est relativement aride et dépendait de systèmes de collecte d’eau de pluie (citernes ou chultunes), ce qui explique l’importance du culte rendu à Chaac, le dieu de la pluie.​ L’implantation des bâtiments suit des considérations astronomiques, plusieurs alignements semblant répondre à des observations du mouvement des astres.​

Uxmal est abandonnée comme grand centre urbain après le Xᵉ siècle et ne reste plus qu’un lieu de pèlerinage à l’époque postclassique, avant la conquête espagnole. Aujourd’hui, c’est l’un des sites mayas les plus réputés du Yucatán, souvent jugé plus tranquille que Chichén Itzá que nous verrons demain, avec un cadre de jungle et une fréquentation touristique modérée.

Ci-dessous, la pyramide du Devin (ou du Magicien) domine le centre cérémoniel et est l’édifice le plus emblématique du site.​

Selon la Cette légende est liée à un récit populaire maya, « le nain d’Uxmal », qui symbolise la sagesse et la magie.

Nous sommes observés depuis la pyramide du Devin !

Le Quadrangle des Oiseaux est l’un des ensembles architecturaux les plus remarquables du site . Il doit son nom aux motifs d’oiseaux stylisés qui ornent les façades de ses bâtiments, typiques du style Puuc, caractéristique de la région.

Ce complexe se compose de quatre longs bâtiments disposés en carré autour d’une cour centrale. Les façades sont richement décorées de mosaïques en pierre, représentant des serpents à plumes, des masques du dieu de la pluie Chaac, et d’autres motifs géométriques et symboliques mayas. L’ensemble est considéré comme un chef-d’œuvre de l’architecture maya, tant par la précision des sculptures que par l’harmonie de l’espace.




On apprend la culture de son pays très jeune au Mexique !




Le site est couvert de végétation !

Et toujours des iguanes !

trace de main !

Le parcours est intéressant et il est très facile de circuler. En arrivant de bonne heure, nous avons évité la foule des visiteurs. Nous voici maintenant devant le Quadrilatère des Nonnes (ou Cuadrángulo de las Monjas en espagnol). Malgré son nom, ce complexe n’a jamais abrité de couvent ou de nonnes : il doit son appellation aux Espagnols, qui, à leur arrivée, ont interprété les petites cellules des bâtiments comme des logements pour des religieuses, en raison de leur disposition rappelant un monastère.

Il est composé de quatre longs bâtiments disposés en carré autour d’une cour centrale. Chaque bâtiment est richement décoré de mosaïques en pierre, typiques du style Puuc, avec des motifs géométriques, des masques du dieu de la pluie Chaac, et les indispensables serpents à plumes. Ce complexe était probablement un lieu de résidence pour l’élite maya, ainsi qu’un espace cérémoniel et administratif. Les salles intérieures, bien que petites, étaient probablement utilisées pour des activités liées au pouvoir politique et religieux.

Le Quadrilatère des Nonnes a été construit entre le IXᵉ et le Xᵉ siècle, à l’apogée d’Uxmal. Il témoigne de la richesse et de la sophistication de la civilisation maya de cette époque. Une légende locale raconte que les pierres du bâtiment auraient été transportées et assemblées par des nains magiques, renforçant le mystère et l’attrait de ce lieu.




Et comme dans tous les sites précolombiens, le terrain de balle !

Les frises sont exceptionnelles !

Et pour conclure cette belle expérience, nous terminons par une petite ascension en escaladant les grands escaliers du Palais du Gouverneur. Il illustre encore une fois l’importance de l’art et de l’architecture dans la société maya, où les bâtiments publics servaient à la fois de lieux de pouvoir et de supports pour exprimer la cosmogonie (ensemble des récits mythiques ou des théories scientifiques expliquant l'origine et la formation de l'univers ou du monde. Ce terme, issu du grec kosmogonía (« création du monde »), se distingue de la cosmologie, qui étudie les lois gouvernant l'univers une fois formé) et les croyances religieuses.


Depuis le Palais du Gouverneur, la maison des tortues à gauche, le terrain de sport et le quadrilatère des nonnes au centre, et la pyramide du Devin à droite.

La chaleur est maintenant bien présente et nous ne sommes pas mécontents de retrouver notre bus climatisé pour l'heure de route qui nous conduit à Merida où nous prendrons notre repas de midi composé d'une spécialité yucatèque, le "pollo pibil". Il s'agit d'un poulet cuit dans la terre à l'étouffée et dans des feuilles de bananier, succulent !

Ne pas perdre le fil !

Avant de rejoindre le centre ville pour notre repas, le bus passe devant quelques symboles importants. Ici c'est la statut de Miguel Hidalgo.

Miguel Hidalgo y Costilla est un héros national mexicain, considéré comme le "Père de la Patrie" pour avoir lancé la guerre d'indépendance contre l'Espagne en 1810. Prêtre créole né en 1753 à Guanajuato, il est célèbre pour son "Grito de Dolores", un appel à la révolte prononcé le 16 septembre 1810 depuis son église à Dolores Hidalgo. Ce cri marqua le début d'une insurrection populaire massive, mobilisant paysans, métis et indigènes contre le pouvoir colonial.​

Hidalgo rallia rapidement des dizaines de milliers de partisans, captura des villes comme Guanajuato et Valladolid, et abolit l'esclavage par décret en octobre 1810. Soutenu par des figures comme Ignacio Allende et José María Morelos, il imprima un caractère nationaliste à la lutte en adoptant la Vierge de Guadalupe comme étendard à Atotonilco. Malgré des victoires initiales, des défaites comme celle du Monte de las Cruces et de Puente de Calderón en 1811 affaiblirent ses forces.​

Déposé par ses lieutenants après les défaites, Hidalgo fut capturé en mars 1811, jugé comme traître et fusillé le 30 juillet à Chihuahua ; sa tête fut exposée à l'Alhóndiga de Granaditas. Son action inspira néanmoins la suite de la révolution, aboutissant à l'indépendance en 1821, et le 16 septembre reste le Día de la Independencia nationale. Un État et une ville portent son nom, soulignant son statut iconique dans l'histoire mexicaine.

Le Monument à la Patrie (ou Monumento a la Patria en espagnol) est l’un des symboles les plus emblématiques de Mérida, la capitale du Yucatán au Mexique. Situé sur le Paseo de Montejo, l’avenue la plus célèbre de Mérida, le monument est un hommage à l’histoire et à l’identité du peuple mexicain, en particulier à la culture maya et à la lutte pour l’indépendance. Inauguré en 1956, il est composé d’une colonne centrale entourée de sculptures et de bas-reliefs représentant des scènes historiques, des héros nationaux et des symboles de la culture maya. La colonne est surmontée d’une statue allégorique de la Patrie, entourée de figures représentant la liberté, la justice et la paix.



Cette ville possède aussi de très belles résidences !


Et nous voici au coeur de la ville. Maintenant nous déambulerons près de deux heures avant que le bus ne nous reprenne pour la fin du trajet jusqu'à notre hôtel situé de nouveau près du site archéologique que nous visiterons demain.

À Mérida, la Cathédrale San Ildefonso est la cathédrale emblématique de la ville. Construite entre 1561 et 1598, c’est la plus ancienne cathédrale du continent américain et l’une des plus anciennes d’Amérique latine. Elle a été édifiée sur le site d’un ancien temple maya, utilisant certaines de ses pierres. Elle présente un style colonial espagnol sobre, avec une façade massive et des tours imposantes. À l’intérieur, vous trouverez des retables baroques, des œuvres d’art religieux et une chapelle dédiée à la Vierge de l’Assomption.

Le centre culturel !

Le guide nous dirige au milieu d'une foule importante car nous sommes au coeur de la zone commerciale et les boutiques de luxe côtoient les cafés et les petits artisans. Nous pénétrons dans un magasin exceptionnel qui fabrique des objets en céramique et les fameux chapeaux panama.

S'il existe un objet typique au Mexique, c'est bien le squelette décoré. Cette boutique en présente des exemplaires époustouflants. Au Mexique, la relation avec les morts est profondément ancrée dans la culture et les traditions, notamment à travers la célébration du Día de los Muertos (Jour des Morts). Cette fête, classée au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO, est bien plus qu’une simple commémoration : c’est une célébration joyeuse et colorée de la vie et de la mémoire des défunts.

Célébrée les 1er et 2 novembre, cette tradition remonte à l’époque préhispanique, où les civilisations maya, aztèque et purépecha honoraient leurs ancêtres. Avec l’arrivée des Espagnols, ces rituels se sont mélangés à la Toussaint et à la fête des morts catholiques.

Voici les principaux symboles :
Les autels (ofrendas) : Décorés avec des fleurs de cempasúchil (soucis orange), des bougies, des photos des défunts, des aliments et boissons préférés des disparus, et des objets personnels.
Les calaveras : Crânes en sucre ou en argile, souvent décorés, symbolisant la mort et la renaissance.
La nourriture : Comme le pan de muerto (pain des morts) et les plats traditionnels préparés pour les défunts.
Les cimetières : Les familles nettoient et décorent les tombes, et y passent la nuit en musique, prières et repas partagés.

Contrairement à de nombreuses cultures où la mort est taboue ou craintive, les Mexicains la voient comme une étape naturelle et même joyeuse. Les défunts sont considérés comme toujours présents parmi les vivants. Les Mexicains utilisent l’humour, les couleurs vives et les fêtes pour célébrer la mémoire de leurs proches, transformant la tristesse en une célébration de la vie. Cela renforce les liens entre les générations, maintient vivante la mémoire des ancêtres et permet de préserver les traditions préhispaniques malgré la colonisation et la modernisation.

Quant au Panama, il faut déconstruire la légende. Les panamas sont des accessoires emblématiques, souvent associés à l’élégance et à la protection solaire. Malgré leur nom, les panamas ne viennent pas du Panama, mais d’Équateur. Ils sont traditionnellement fabriqués à partir des feuilles de la plante Carludovica palmata, aussi appelée "paja toquilla".

Alors pourquoi "Panama" ? : Le nom vient du fait que ces chapeaux étaient exportés vers le Panama dès le XIXe siècle, où ils étaient vendus aux travailleurs du canal de Panama et aux voyageurs. Ils ont gagné en popularité internationale après que des personnalités comme Theodore Roosevelt et les stars hollywoodiennes les aient portés. La finesse du tressage détermine la qualité (et le prix) du chapeau. Les panamas les plus fins peuvent prendre des mois à être tisser.

Bien que non originaires du Mexique, les panamas sont très appréciés dans les régions chaudes comme le Yucatán, où ils sont portés pour leur style et leur fonctionnalité.

Après le repas, nous avons quartier libre et nous retournons au centre ville pour se promener aussi dans les marchés couverts. Nous suivons les explications données par le guide et trouvons bien quelques boutiques mais tout est trop calme. Peut-être n'étions nous pas au bon endroit.

Nous poursuivons notre tour en ville pour profiter du beau temps !

Petit retour vers la place centrale !

Nous repartons à la découverte des quartiers et cette fois, bingo ! Pas de doute, nous avons fini par tomber au bon endroit. Maintenant il y a de l'agitation et le spectacle est total.




L'après-midi passe ainsi sereinement et nous avons rendez-vous à 17 heures à la place centrale qui voit progressivement arriver tous les membres du groupe qui s'étaient dispersés au gré des envies.

Le Palais du Gouverneur !


Et rien de mieux pour conclure cette journée que de finir par un papotage confortablement installés dans un siège des amoureux qui selon des histoires locales racontent que des sièges ou des pierres spécifiques étaient des lieux de rencontre pour les amoureux, souvent liés à des récits tragiques ou romantiques. Par exemple, des légendes mayas évoquent des pierres ou des arbres où les couples se retrouvaient en secret.



Nous quittons maintenant Merida pour rejoindre à 30 kilomètres de là, notre hôtel Puerta Chichen qui nous accueillera pour une nuit. Encore une bien belle journée !


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