3ème randonnée. 21 km et 1016 de dénivelé. La météo a prévu une fin de journée orageuse et après 2 jours de beau temps nous nous satisferons de la situation ; cependant nous partons de bonne heure pour essayer de minimiser l'impact climatique annoncé d'autant que le kilométrage et le dénivelé seront les plus importants de ce séjour.
Le réveil se fait tout en douceur au son des cloches des vaches qui passent sous nos fenêtres.
Petit ravitaillement en pain frais pris directement à la ferme !
La randonnée sera constituée d'une boucle au départ de notre gîte. Elle va nous emmener tout en descente jusqu'au village de Oberharmersbach et à partir de là nous progresserons en montée jusqu'au sommet du jour, le Brandenkopf, situé à 933 m d'altitude. La fin du parcours sera facile puisque nous suivrons globalement les courbes de niveau jusqu'au point final.
Nous commençons sur un sentier très large qui nous permet de contourner le Regeleskopf avant de nous mettre sérieusement à descendre.
Il est curieux de rencontrer de très nombreux nichoirs !
Les arbres sont magnifiques et d'une grande hauteur. On se croirait presque en zone tropicale !
Comme souvent depuis le début de ce séjour, nous alternons entre forêts et prairies et bientôt apparaît en contre-jour au bout du chemin une drôle de cabane. Une belle surprise nous attend. Il s'agit d'une "Schmusehisli" que l'on pourrait traduire par "maison à bisous". C'est incroyable, petits rideaux à carreaux que l'on peut fermer, petits volets creusés de coeurs, banquette allongeable et tout un dispositif autour pour disposer de tables et de sièges, le tout avec une vue imprenable sur la vallée. Exceptionnel !
Après ce petit moment romantique, reprise de la balade !
Drôle d'engin !
La fin de la descente approche et nous nous égarons pendant une trentaine de minutes. Pas de panique, nous restons dans la bonne direction et retrouvons le chemin prévu sans avoir effectué un mètre de plus.
Comme nous en avons pris l'habitude depuis 2 jours, une collation est prévue après 2 heures de marche et le lieu-dit "Auf dem Durben" s'y prête parfaitement. Café et gâteaux sont extraits du sac et avalés tranquillement devant un panorama de carte postale.
Passage devant un ancien four à pain
Peu après notre pause casse-croute, nous assistons au déplacement d'une pâle d'éolienne, juste incroyable. Comment une telle masse tient-elle en équilibre sur ce minuscule engin ?
Nous pénétrons de nouveau en forêt et passons devant l'une des innombrables fontaines qui bordent les sentiers de randonnées. Le chemin monte progressivement et le sommet du Brandenkopf est la prochaine étape.
Nous arrivons bientôt au carrefour du Schwarzenbach-sattel qui doit son nom à son positionnement dans une dépression entre 2 crêtes montagneuses (en forme de selle). Un bel emplacement de pique-nique s'y trouve ainsi qu'une grande borne en parfait état. L'un des côtés est ornementé d'un magnifique aigle, animal héraldique des princes déjà cités de Fürstenberg. Et de l'autre... je vous laisse chercher un peu.
Cette fois nous randonnons dans le dur car la pente s'élève, signe que le sommet est proche. La végétation est plus sauvage et le chemin se rétrécit peu à peu pour n'être bientôt plus qu'une simple trace.
La tour de guet en pierre apparaît maintenant, nous sommes arrivés au point culminant du jour, 945 m. Cette tour de 32 mètres de haut existe depuis 1929 et un magnifique restaurant attire ici de nombreux randonneurs mais aujourd'hui il est fermé. Pour la petite histoire, le Brandenkopf tire son nom d'un incendie de forêt majeur qui a sévit en 1730. Avant cela, la montagne s'appelait Varnlehenskopf.
Désormais nous sommes à environ 2 heures de marche de notre gîte et le temps menace, nous entendons même quelques coups de tonnerre cependant toujours pas de pluie. Partons à la recherche d' un lieu abrité où nous pourrons nous réfugier pour le repas du midi.
Un peu d'eau et de soleil mais en fait le ciel reste menaçant !
Chablis en vue et nous n'avons pas de machette. On passera quand même !
Encore une installation d'éolienne !
L'orage gronde désormais et nous modifions un peu notre itinéraire car le temps s'assombrit franchement et la carte indique un abri à quelques 1500 m de notre position. Peut-être y trouverons-nous un abri couvert ? Et comme souvent, notre bonne étoile continue à veiller sur nous car non seulement nous évitons la pluie mais en plus nous pouvons profiter d'une pièce mise à la disposition des randonneurs car la porte était n'était pas fermée à clé.
Repas à l'abri !
La pluie est arrivée pendant la pause et nous avons eu le temps de déjeuner au sec et d'attendre sereinement la fin de l'averse avant de prendre le chemin du retour. Avant de partir je vous présente cette nouvelle borne sur laquelle se trouve la solution à la question posée plus haut. D'un côté toujours un aigle et de l'autre... un évêque avec un ours. Il s'agit de la représentation de Saint Gall, saint patron de l'ancienne vallée impériale libre de Harmersbach. Il vécut sous le règne du roi Dagobert, roi des Francs (ans 602-639) que nous connaissons mieux avec Saint Eloi.
L'humidité ambiante favorise les tapis de mousse !
Et des bas-côtés verdoyants !
Nous approchons de la fin de cette belle étape et au sortir de la forêt nous attendent 2 vaches qui profitent de l'abri fourni par les grand arbres. Dernier effort pour atteindre la prairie sommitale qui domine la ferme du Harkof et bientôt nous retrouverons notre appartement où nous pourrons nous remettre en condition avant de descendre au village pour un repas au restaurant bien mérité.
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