lundi 5 janvier 2026

Séjour au Mexique du 16 au 30 novembre 2025. 1ère partie ! Mexico et Teotihuacan !

Après le Canada et les Etats-Unis au mois de Mai et Juin, nous retraversons l'Atlantique avec un vol KLM au départ d'Amsterdam pour nous poser 12 heures plus tard à Mexico. Nous démarrons un voyage de 13 jours au pays des cultures précolombiennes et des Mariachis. Le Mexique, terre de contrastes et de couleurs, se révèle comme une mosaïque de paysages, d’histoire et de traditions. De la capitale vibrante, Mexico, où chaque rue raconte un pan de l’histoire préhispanique et coloniale, aux rivages envoûtants de Cancun, baignés par les eaux cristallines de la mer des Caraïbes, ce voyage est une invitation à l’émerveillement. Partons à la découverte des pyramides majestueuses de Teotihuacán, perdons nous dans les ruelles animées de Coyoacán, savourons les saveurs épicées de la cuisine mexicaine, puis laissons-nous bercer par le doux balancement des palmiers sur les plages de sable blanc de la Riviera Maya. Entre sites archéologiques fascinants, cités coloniales préservées et réserves naturelles luxuriantes, ce périple promet une immersion totale dans la richesse culturelle et la beauté naturelle du Mexique. Préparons-nous à vivre une aventure inoubliable, où chaque étape est une nouvelle découverte, chaque rencontre une source d’inspiration.

Dimanche 16 novembre 2025. Nous repartons avec l'organisateur de notre séjour vietnamien et il est 7 heures du matin lorsque l'autocar nous récupère devant la Mairie de Châtenois. Une heure de route plus tard, notre groupe de trente personnes est au complet, et nous entamons nos formalités d'embarquement à l'aéroport de Bâle-Mulhouse pour un vol intérieur en direction d'Amsterdam. Après une heure et demi de vol nous atteignons la ville néerlandaise, puis, en moins de deux heures nous décollons pour Mexico, Le voyage commence vraiment !

Avec le décollage horaire (7 heures), nous atterrissons à 19 heure 35, heure locale, et avons encore le droit à un diner. Nous aurons mangé toute la journée. La température est d'environ 20°, contraste saisissant avec les 5° du départ. Nous faisons connaissance avec notre guide local qui nous facilite déjà les formalités d'accueil et rejoignons notre autocar pour la première partie du séjour. Nous sommes arrivés de nuit aussi ne verrons nous pour l'instant que les néons de la ville et nous atteignons l'hôtel en trente minutes. Il nous tarde de rejoindre nos chambres car la journée à été longue (22 heures).

Au réveil, devant l'hôtel !

Entre Ancien et Moderne !

Après un bon petit-déjeuner pris à l'hôtel, le bus nous attend pour la première visite de ce séjour, la Basilique Notre Dame de la Guadalupe, où plutôt devrais-je dire les deux basiliques ! Nous descendons du bus quelques centaines de mètres avant les édifices sacrés et c’est là que nous faisons nos premiers pas dans l’ambiance locale, portés par les effluves et les couleurs de la cuisine de rue.




Notre-Dame de Guadalupe, également connue sous le nom de Vierge de Guadalupe, est l’une des figures religieuses les plus vénérées au Mexique et dans le monde catholique. Selon la tradition, la Vierge Marie est apparue à un indigène nommé Juan Diego sur la colline de Tepeyac, près de Mexico, en décembre 1531. Elle lui aurait demandé de construire une église en son honneur sur ce site. Pour convaincre l’évêque, la Vierge aurait fait pousser des roses en plein hiver sur la colline. Juan Diego les aurait cueillies dans sa tilma, une cape de fibres végétales. En ouvrant sa tilma devant l’évêque, les roses tombèrent, révélant l’image imprimée de la Vierge sur le tissu.

La nouvelle basilique !


Notre Dame de Guadalupe avec la reproduction de la Tilma !

La première basilique date du 17ème siècle et se trouve sous la menace d'effondrement. Elle a été remplacée depuis 1976 par un édifice à l'architecture résolument moderne.


Benoît XVI est vénéré au Mexique !


Détail de l'apparition au frontispice de la basilique !



La nouvelle basilique. Sobriété à l'extérieur !


Les pèlerinages sont permanents ! Chaque année, des millions de fidèles se rendent à la Basilique de Guadalupe à Mexico pour lui rendre hommage, surtout le 12 décembre, jour de sa fête.


Certains viennent à vélo depuis tout le pays avec les offrandes de leur village. Ceux là auront parcouru plus de 2000 kilomètres aller-retour pour vénérer la Vierge.


Intérieur lumineux !


La tilma originelle exposée derrière sa vitre blindée !

Nous embarquons dans notre bus pour une heure de trajet vers notre premier site archéologique, Teotihuacan, à 40 kilomètres au nord-est de Mexico. Ce parcours urbain révèle l'immensité de la capitale, étendue sur un vaste plateau cerné de collines. Pas de neige en vue, mais des télécabines à profusion ! La ville de Mexico a misé depuis les années 2010 sur le transport par câble pour desservir des quartiers périphériques mal reliés et très congestionnés. Ces lignes réduisent fortement les temps de trajet entre les collines périphériques et les stations de métro, tout en offrant un coût modéré pour les habitants.



Passage devant la sculpture en bronze de 31 mètres de haut, El Vigilante. Représentant un ange accroupi portant un masque d'oiseau, positionnée entre deux grandes autoroutes, elle agit comme un gardien spirituel veillant sur le carrefour où deux grandes routes convergent. L'ange porte un masque d'oiseau faisant référence à Ehecatl, la divinité aztèque du vent, fusionnant le symbolisme préhispanique avec les formes d'art contemporain. Ce lien avec la mythologie ancienne confère une profondeur spirituelle inattendue à l'œuvre d'art moderne.

En poursuivant notre parcours nous remarquons également de nombreuses citées fermées. À Mexico, l’expression « quartier fermé » correspond en général aux fraccionamientos cerrados ou cerradas, c’est‑à‑dire des lotissements résidentiels protégés par un portail, parfois des murs, avec contrôle d’accès et souvent vigiles privés. Ces ensembles existent dans toute l’aire métropolitaine, des banlieues populaires aux zones très aisées.​ L’objectif principal est la sécurité (réduction des cambriolages, vols de voitures) et un certain contrôle de la circulation et du stationnement dans le quartier.​ L’essor de ces quartiers est lié au sentiment d’insécurité, mais aussi à la recherche d’un cadre de vie plus calme (moins de trafic, enfants pouvant jouer dans la rue interne, etc.)


Sans transition, nous arrivons au site archéologique de Teotihuacan, "là où les hommes deviennent des dieux". Selon la légende, c'est le point de rendez-vous des dieux pour planifier la création de l'humain.



Mais avant de pénétrer sur le site lui-même passage obligé chez l'artisan pour découvrir toutes les vertus du cactus, le travail exceptionnel des tailleurs de pierre et les bienfaits du Pulque et de la Téquila.

Les premiers "parchemins" issus des feuilles des cactus !

L'obsidienne est la pierre principale et les artisans en font des objets exceptionnels !


Prêt à être incrusté de mille couleurs !


Passons aux choses sérieuses !

Santé ! Salud ! Mais pour trinquer avec de la tequila au Mexique, l'expression emblématique est «Arriba, abajo, al centro, y pa' dentro! » (« En haut, en bas, au centre, et dedans ! »). Cette formule s'accompagne d'un petit rituel gestuel : on lève son verre (arriba), on le baisse (abajo), on le met au centre pour cogner les verres des autres (al centro), puis on boit d'un trait (pa' dentro).​ Elle est typique des cantinas et des soirées festives. Nous aurons encore d'autres occasions.

Avant de rejoindre le site, nous profitons d'un animal exceptionnel au Mexique, le xoloitzcuintle. Il s'agit du chien nu mexicain, la race emblématique sans poils originaire du Mexique, vénérée depuis plus de 3 000 ans par les Aztèques. Incroyable !

Cette fois, nous commençons la visite archéologique qui va durer 2 heures, avec une première partie guidée pour bien s'imprégner de la culture précolombienne et la deuxième en quartier libre pour permettre à ceux qui le souhaitent, ou le peuvent, de grimper au sommet de la grande pyramide.

La pyramide du Soleil à droite

La grande pyramide au fond, dite de La Lune !

La pyramide du Soleil !

Faux poivrier à la couleur éclatante !


Un peu d'histoire !
La ville de Teotihuacán a été fondée vers 100 av. J.-C. et a connu son apogée entre 150 et 450 ap. J.-C., devenant l’une des plus grandes métropoles de l’Amérique précolombienne. Elle a influencé de nombreuses cultures mésoaméricaines (du Mexique au Salvador), y compris les Mayas.

Teotihuacán est célèbre pour ses pyramides majestueuses et ses larges avenues. Voici ses principaux monuments :
1. Pyramide du Soleil
C’est la plus grande pyramide de Teotihuacán, avec une hauteur de 65 mètres et une base de 225 mètres de côté. Elle était probablement dédiée à un dieu lié au soleil, bien que son usage exact reste incertain. Aujourd'hui, on ne peut monter jusqu’à son sommet car des fouilles sont en cours.
2. Pyramide de la Lune
Plus petite que la Pyramide du Soleil, elle mesure 43 mètres de haut. Elle est située au nord de la ville et était probablement dédiée à une déesse de l’eau, de la fertilité ou de la lune. Entourée de plates-formes et de temples, elle forme un ensemble architectural impressionnant.
3. Avenue des Morts
C’est la grande voie centrale de Teotihuacán, longue de 4 km et large de 40 mètres, qui relie les pyramides du Soleil et de la Lune. Son nom vient des Aztèques, qui croyaient que les tombes situées le long de l’avenue étaient celles de rois ou de dignitaires. En réalité, il s’agissait probablement de lieux de culte et de résidences pour l’élite.
4. Temple de Quetzalcoatl (ou Temple du Serpent à Plumes)
Ce temple est orné de sculptures représentant le serpent à plumes Quetzalcoatl, une divinité majeure de la Mésoamérique. Il était probablement utilisé pour des rituels religieux et des cérémonies en l’honneur de Quetzalcoatl.

Si nous visitons un site archéologique, il ne faut pas oublier que l'ensemble constituait d'abord une riche cité. À son apogée, Teotihuacán abritait entre 100 000 et 200 000 habitants, ce qui en faisait l’une des plus grandes villes du monde à l’époque. Elle était organisée selon un plan en damier, avec des quartiers résidentiels, des ateliers d’artisans, des marchés et des lieux de culte. Teotihuacán était un centre commercial et artisanal important, produisant de la poterie, des outils en obsidienne et des objets en jade.

Vers 650-750 ap. J.-C., Teotihuacán a été abandonnée pour des raisons encore mal comprises. Plusieurs hypothèses existent : révoltes internes, sécheresses, invasions ou épuisement des ressources. Après son abandon, la ville est devenue un lieu de pèlerinage pour les Aztèques, qui la considéraient comme un lieu sacré.


La pyramide de la Lune !


Prêt pour l'ascension !

Escalier monumental !

La Chaussée des Morts depuis le sommet de la Pyramide de la Lune !

L'ascension se mérite mais en vaut vraiment la peine !

Prudence à la descente !

De retour sur le plancher des vaches, nous remontons la Chaussée des Morts pour atteindre la pyramide du Soleil et faire ainsi une boucle qui nous ramènera au bus. La chaleur est très présente, chapeau et crème solaire obligatoires ! 

Les peintures murales représentant des jaguars occupent une place importante dans l’art et la symbolique des civilisations mésoaméricaines, notamment à Teotihuacán. Le jaguar était considéré comme un symbole de puissance, de force et de royauté dans de nombreuses cultures précolombiennes (Teotihuacans, Mayas, Aztèques). Il était souvent associé à la nuit, à la terre et aux divinités guerrières. Dans certaines croyances, le jaguar était vu comme un intermédiaire entre les humains et les dieux, ou comme une manifestation de divinités comme Tepeyollotl (dieu jaguar aztèque de la terre et des tremblements de terre).

Le long de la Chaussée nous avons le privilège de pouvoir admirer la fresques du Palais des Jaguars, célèbre pour ses jaguars stylisés, souvent en lien avec des motifs géométriques ou des scènes rituelles. Ils y sont peints avec des couleurs vives (rouge, bleu, vert, jaune) et des détails réalistes, comme des taches ou des expressions dynamiques. Ils sont parfois associés à des coquillages, des plumes ou des symboles aquatiques, reflétant leur lien avec la nature et le sacré. Les jaguars peints sur les murs des palais et des temples servaient probablement à protéger les lieux et à afficher le pouvoir des élites. Ici, à Teotihuacán, où l’eau était rare, le jaguar était aussi associé à Tláloc, le dieu de la pluie, et à la fertilité.

Passage devant la pyramide du Soleil !

Détails !

Cactus omniprésents !

Cette visite passionnante nous offre un bel aperçu de la riche histoire précolombienne, et le séjour nous réserve encore la découverte de nombreuses autres civilisations. Direction maintenant le restaurant tout proche pour le repas de midi. Voici nos premières révélations culinaires avec une salade de Nopal (cactus), des frijoles (haricots) et des tamales, une préparation à base de farine de maïs, de viande de porc hachée, de piment, cuite à la vapeur dans des feuilles d'épis de maïs. Pas mal  du tout !

Retour vers Mexico city !

Cité perchée !

Télécabines !

Publicité peinte directement sur le mur !

Nous pénétrons en bus au coeur de la ville pour une balade pédestre à la rencontre des principaux monuments concentrés proches du Zócalo, ou Place de la Constitution. En 1842, un socle (zócalo) fut érigé au centre de la place pour un monument à l'indépendance, jamais achevé ; les habitants l'appelèrent ainsi depuis.

Passage devant l'hémicycle Benito Juarez !


Puis le Palais des Beaux-Arts. Avez-vous remarqué les hauts murs ? La ville a subit quelques manifestations importantes et ces installations permettent de protéger les bâtiments importants.

Cuisine de rue !

Vendeuse de nourriture !

Architecture hispanique !


Le bus nous dépose et maintenant nous allons évoluer au milieu de la population à la rencontre des principaux monuments comme la cathédrale métropolitaine de l'Assomption ci-dessous et sa façade de style baroque espagnol.

Sa construction a commencé en 1573, peu après la conquête espagnole, sur les ruines du Templo Mayor que nous verrons plus tard, le grand temple aztèque dédié à Huitzilopochtli et Tláloc. Ce choix symbolisait la victoire du christianisme sur les religions préhispaniques. La cathédrale a mis près de 250 ans à être achevée, avec des ajouts et des modifications jusqu’au XIXᵉ siècle. Elle mêle plusieurs styles, gothique, baroque, néoclassique et churrigueresque (un style baroque espagnol très ornementé) — reflétant les différentes périodes de sa construction.

À l’intérieur, on trouve cinq nefs, 16 chapelles latérales, un autel majeur spectaculaire (le Altar de los Reyes), et un orgue baroque du XVIIIᵉ siècle.

Autre particularité, un Christ noir. Selon la tradition, cette statue du Christ crucifié aurait été sculptée au XVIᵉ siècle et serait arrivée au Mexique depuis l’Espagne. Elle est appelée "Señor del Veneno" en raison d’une légende : un homme, empoisonné par sa femme, aurait prié devant ce Christ et survécu miraculeusement.

Ce pendule au milieu de l'allée a été installé pour surveiller les mouvements de terrain car la ville a été bâtie sur des marécages et désormais les constructions subissent des affaissements qui fragilisent toute la capitale.

Décorations très chargées !

De retour dans la rue, nous progressons vers le Temple Mayor, vestige du plus grand lieu de la civilisation aztèque. C'est l'occasion de vérifier la déformation des bâtiments.

C'est en 1977, à l'occasion de travaux, que l'on mit au jour accidentellement l'immense Temple Mayor, dernier vestige de la cité religieuse de la "Grande Tenochtitlan". La pyramide actuellement visible supportait deux temples, l'un dédié au dieu de la pluie, Tlaloc, l'autre au dieu de la guerre et du soleil, Huitzilopochtli. Les fouilles ont permis de dégager des objets inestimables.


Symbole de pouvoir, ce temple représentait le centre de l’univers pour les Aztèques et était le lieu des cérémonies les plus importantes, y compris les sacrifices humains. Autre la sculpture du serpent à plumes, associée à la divinité Quetzalcoatl. C'était l’un des dieux les plus vénérés des Aztèques et des autres cultures mésoaméricaines. Il symbolisait la connaissance, la création, le vent et la fertilité. Il est souvent représenté sous la forme d’un serpent à plumes, combinant les attributs du serpent (symbole de la terre et de la régénération) et des plumes de quetzal (symbole du ciel et de la divinité).

Poursuivons notre déambulation. De fortes odeurs d'encens titillent nos narines et nous apercevons bientôt des passants au milieu de grands nuages de fumée. Il s'agit de rîtes anciens dont l'objet est la purification des âmes. Nous sommes en présence de chamanes qui perpétuent les traditions préhispaniques et métisses de guérison. Ils sont vêtus de costumes traditionnels (plumes, peaux, masques) et utilisent des accessoires comme des coquillages, des tambours ou des plumes.


Aperçu extérieur de la cathédrale métropolitaine !

Passage devant le Monument à la Fondation de Mexico, également connu sous le nom de "Monumento a la Fundación de México-Tenochtitlán". C'est une œuvre emblématique située dans le centre historique. Il commémore la fondation mythique de Tenochtitlán, l’ancienne capitale aztèque, en 1325. Selon la tradition aztèque, les Mexicas (Aztèques) ont fondé Tenochtitlán après avoir vu un aigle perché sur un cactus, dévorant un serpent. Ce signe, donné par leur dieu Huitzilopochtli, leur indiquait l’emplacement de leur nouvelle ville. De nos jours, ce symbole apparaît sur le drapeau mexicain.

Avant de passer à table, nous finissons cette belle journée mexicaine par un petit tour sur la place principale, le Zocalo, et le Palais national. Il incarne l’histoire politique, culturelle et architecturale du Mexique, de l’époque coloniale à nos jours. Construit en 1522 sur les ruines du palais de Moctezuma II (empereur aztèque), le Palais National fut initialement la résidence des vice-rois espagnols. Après l’indépendance du Mexique en 1821, il devint le siège du pouvoir exécutif. Aujourd’hui, il abrite les bureaux de la présidence mexicaine.

 






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