mardi 6 janvier 2026

Séjour au Mexique du 16 au 30 novembre 2025. 2ème partie ! De Mexico à Puebla

 De Mexico à Puebla !

Nous quitterons la capitale mexicaine aujourd'hui pour un trajet de 160 kilomètres à destination de Puebla. Mais avant de prendre la route, un passage par le remarquable Musée national d'Anthropologie est au programme. 


L'Aigle, le serpent et le cactus !

Ce musée rassemble les plus belles oeuvres d'art préhispaniques. Remarquable réussite architecturale de Pédro Ramirez Vasquez, c'est un immense édifice avec sa cour centrale à demi couverte d'une coupole sculptée en forme de parapluie. Les différentes salles se répartissent autour de la cour selon un ordre chronologique.

Introduction à l'Anthropologie !

Le Méso-Amérique !

L'ensemble des civilisations précolombiennes !

Le dieu de la Lune !

Des artefacts de pyramides !

L'ancêtre du jeu de balle !

L'admirable Calendrier Aztèque ci-dessous. C'est un gigantesque monolithe de basalte de 3,35 m de diamètre et pesant 25 tonnes.

Des reproductions de tombes !



Nous allons passer plus d'une heure et demi avec notre guide et bien sûr nous n'avons pas tout visité tellement ce musée abrite une impressionnante collection d’objets archéologiques et ethnographiques, (des pièces de céramique, des masques, des codex, des peintures, des textiles et des reconstitutions architecturales. Il compte 23 salles réparties sur deux étages, nous aurons profité du rez-de-chaussée consacré aux cultures Olmèques, Mayas et Aztèques notamment. A la sortie, dans le parc, des acrobates exécutent une bien belle chorégraphie.

De façon tout à fait fortuite, nous assisons à la Danza de los Voladores (« danse des voladores » ou « hommes‑oiseaux »). Quatre hommes montent en haut d’un mât d’environ 25 à 30 mètres, s’attachent avec de longues cordes enroulées autour du sommet, puis se laissent basculer dans le vide. Ils descendent en tournoyant pendant que les cordes se déroulent progressivement jusqu’au sol. Un cinquième homme reste au sommet, debout sur une petite plate‑forme, en jouant de la flûte et du tambour pendant tout le rituel.​ Ce rituel est d’origine mésoaméricaine et est particulièrement associé au peuple totonaque de la région de Papantla (État de Veracruz), mais on le voit aussi dans d’autres régions touristiques du Mexique. Il s’agit d’un rite ancien lié à la fertilité, à la pluie et au cycle du temps : chaque volador effectue 13 tours, soit 52 au total, nombre sacré dans le calendrier mésoaméricain.


Nous reprenons notre bus et quittons Mexico pour rejoindre dans sa banlieue lointaine le quartier de Xochimilco. Cela signifie "le lieu où pousse les fleurs" en Nahuatl, la langue des Aztèques d'où viennent beaucoup de noms et de mots mexicains. Au temps ou la capitale était bâtie sur un lac, avant l'arrivée des espagnols, c'est ici que les Aztèques cultivaient l'essentiel de leur nourriture.




Arrivée à Xochimilco !

Aujourd'hui, ce quartier composé de canaux d'eau douce, propose aux visiteurs des promenades sur des barques à fond plat, les "trajineras". 

C'est aussi l'occasion de prendre notre déjeuner à bord pour déguster les "Mixiotes", de la viande cuite dans une feuille d'agave.

Le spectacle sur l'eau est permanent !





Vendeur ambulant !

Cette fois, nous reprenons vraiment la route pour deux heures de trajet. Une fois la zone urbaine dépassée, la route pénètre une magnifique région montagneuse puis descend vers la large vallée de Puebla. Coloniale et provinciale, Puebla est restée l'une des villes les plus espagnoles du Mexique central.

Le célèbre volcan Popocatepelt qui domine Mexico avec ses 5452 m et l'Iztaccihuatl (5286 m) !

Pour rejoindre Puebla depuis Mexico en voiture, le col à franchir est le Paso de Cortés. Ce col, situé à près de 4 000 mètres d’altitude, se trouve entre les deux volcans emblématiques du Mexique. La route passe entre ces deux géants avant de redescendre vers Puebla. Ce trajet offre des paysages spectaculaires, avec une montée abrupte depuis Santiago Xalitzintla, puis une descente vers Amecameca et la région de Puebla. Le Paso de Cortés est aussi chargé d’histoire, puisqu’il fut emprunté par Hernán Cortés lors de la conquête du Mexique. Nous en parlerons plus tard.


Les volcans vus depuis la vallée de Puebla !

Banlieue de Puebla !

Cuauhtémoc, stade de football qui accueillera des matches de la prochaine coupe du monde cet été ! 

Nous nous approchons bientôt du centre ville et un monument important ci-dessous commémore un évènement historique très important pour les mexicains, la bataille de Puebla. Elle s’est déroulée le 5 mai 1862, et a opposé l’armée mexicaine, dirigée par le général Ignacio Zaragoza, aux troupes françaises du Second Empire, commandées par le comte de Lorencez. Cette bataille s’inscrit dans le cadre de l’expédition du Mexique, lancée par Napoléon III pour établir un État sous influence française.

Les Français, considérés comme invincibles, avançaient vers Mexico et se heurtèrent à la résistance mexicaine à Puebla, une ville fortifiée sur leur route. Malgré une infériorité numérique et matérielle, les Mexicains repoussèrent les assauts français, infligeant près de 1 000 pertes à l’armée française, qui dut battre en retraite. Cette victoire mexicaine, bien que temporaire, eut un retentissement international et devint un symbole de résistance nationale. Le 5 mai (Cinco de Mayo) est aujourd’hui un jour férié au Mexique, surtout célébré dans l’État de Puebla et aux États-Unis, notamment en Californie. Cette bataille est souvent perçue comme un symbole de la résistance mexicaine face à une puissance étrangère, même si elle ne mit pas fin à l’intervention française. Un an plus tard, les Français prirent Puebla après un long siège, mais la victoire de 1862 reste gravée dans la mémoire collective.



Arrivée au coeur de la ville !



Le guide nous embarque maintenant pour une promenade en ville avant de nous faire visiter l'église Santo Domingo dont la chapelle du Rosario est un véritable chef d'oeuvre du baroque mexicain. Mais passons tout d'abord par le Zocalo !

C'est une belle découverte de la ville coloniale et ses "azulejos", célèbre dans le monde entier. Il s'agit de carreaux en terre cuite émaillée, souvent décorés de motifs géométriques ou figuratifs, et aux couleurs vives. Introduits au Mexique par les colons espagnols et portugais, ils sont devenus un élément emblématique de l’architecture et de la décoration mexicaine, notamment à Puebla et dans les églises, les maisons coloniales et les espaces publics. Leur nom vient de l’espagnol « azul » (bleu), couleur souvent dominante dans les premiers modèles, mais les azulejos mexicains se distinguent par une palette très variée et des motifs inspirés de la culture locale.


L'église Santo Domingo !




Il n'y a pas mètre carré sans ornements, effigies de saints, anges, musiciens et apôtres !

La nuit tombe sur Puebla et il est temps de rejoindre notre hôtel pour notre dîner et un sommeil bien mérité car demain nous avons 330 kilomètres à parcourir et atteindre Oaxaca et sa cité antique de Monte Alban.
Dernier passage devant la cathédrale illuminée.


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