mardi 6 octobre 2026

De l'île Bourbon à l'île Rouge ! Jour 2 - Les cascades de Saint Gilles !

Cette deuxième journée sera consacrée à une courte randonnée, destinée à nous familiariser avec le terrain, car, à La Réunion, on ne compte pas les distances en kilomètres, mais plutôt en dénivelé et en temps de marche. Nul besoin de réveil : nous sommes à seulement trente minutes de route de Saint-Gilles, le point de départ de notre sortie. À l’issue de cette « balade », nous profiterons des plages de sable blanc, puis nous terminerons la journée sur le port pour admirer le coucher du soleil.

Premiers moments au volant de notre Twingo et premiers contacts avec la circulation locale. Les embouteillages sont nombreux, mais nous avons l’avantage de quitter Saint-Denis et rejoignons rapidement la voie rapide du bord de mer. Trente minutes plus tard, nous trouvons un petit parking où nous garons la voiture.

Sac à dos sur les épaules et gourdes d’eau fraîche à portée de main, nous entamons notre randonnée. Le départ se trouve tout près, et nous repérons rapidement notre point de référence : un canal.


Nous longeons ainsi un canal supérieur totalement à sec en cette saison et la végétation tropicale est bien présente.

Nous allons progresser sur les bords d'une ravine jusqu'à atteindre le fond barré par une cascade !

Nous marchons le plus souvent dans le fond du canal à sec. S'il y avait de l'eau, il faudrait choisir entre se mouiller ou marcher sur la margelle mais gare au vertige pour certains.

Nous nous retrouvons très vite à l'entrée d'un premier tunnel, puis d'un second. Une lampe s'avère utile mais non indispensable car il suffit de marcher en tâtant le plafond avant d'apercevoir très rapidement la lumière de l'autre côté.

Plus loin, c'est une faille étroite qu'il faut emprunter !


Des arbres aux racines interminables tombent du haut de la falaise et côtoient des lianes enchevêtrées. Cette fois le canal est irrigué.

Nous arrivons enfin au bassin Malheur, entouré de hautes falaises friables et dominé par la route des Tamarins. Comme il y a peu de monde, nous en profitons pour faire une courte pause-café et tremper nos pieds dans une eau fraîche et limpide.



Une fois le bain de pied effectué, nous reprenons le sentier en sens inverse et descendons à pic vers le canal inférieur pour rejoindre la ravine. La vue sur notre 2ème cascade est impressionnante.

Un sentier, ponctué de quelques lacets et rendu très glissant par endroits, permet de rejoindre en quelques minutes un canal parcouru par une eau claire et fraîche. En prenant sur la gauche et en remontant le courant, nous arrivons devant une grille, usée par les nombreux passages. Son franchissement s’avère assez difficile sans se mouiller, mais tout le monde finit par passer.

Chacun sa technique !

Arrivée au bassin des Aigrettes !


Ce bassin est très fréquenté malgré son accès difficile, et nous ne trouvons pas d’endroit où nous installer sereinement. Nous profitons néanmoins quelques instants du lieu avant de reprendre le chemin en sens inverse et de franchir à nouveau la fameuse grille.

Un véritable embouteillage s’est formé : chacun doit faire preuve de vigilance pour éviter de glisser dans l’eau ou sur le bas-côté. Une fois l’obstacle franchi, nous suivons le canal inférieur, qui nous sert de guide jusqu’au point de départ. S'il n'y a que 2,5 km de distance, nous aurons néanmoins mis plus de 1 heure et demi pour la parcourir.


Nous suivons le programme et reprenons la voiture pour rejoindre la plage de l’Ermitage, où nous trouvons facilement une place. À nous les plages de sable blanc !

Après moins de 50 m de marche, nous franchissons la dune couverte de palmiers et apercevons l’océan Indien. Avant de nous installer, nous nous rendons dans un restaurant idéalement situé, où nous déjeunons. Bienvenue au Bénitier !


L’après-midi est consacré au repos, car demain nous attendent nos premières véritables difficultés. Cela n’empêche toutefois pas les filles de longer la plage pendant près de deux heures et de constater que le sable blanc est essentiellement constitué de débris de corail, ce qui lui donne l’effet d’une véritable râpe.


De mon côté, je prends un bain de mer, mais, en l’absence de masque et de tuba, il est difficile d’apercevoir quoi que ce soit. De nombreux récifs acérés rendent par ailleurs la baignade délicate. Il faudra penser à emporter notre matériel lors de nos prochaines sorties à la plage.


Cette journée se déroule paisiblement, et cela fait du bien. Nous rejoignons le port de Saint-Gilles pour nous installer à la terrasse d’un restaurant et profiter du soleil couchant en sirotant un cocktail.

C’est aussi cela, les vacances.


Il est 18 h, et le soleil commence sa rapide descente sous l’horizon. N’oublions pas que nous sommes sous les tropiques : le jour et la nuit y sont presque parfaitement équilibrés.

Après ce beau moment, nous reprenons la route vers Saint-Denis, où Philippe nous attend pour dîner et nous présenter le programme du lendemain.





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