Vendredi 6 septembre. L'étape du jour reliant Grury à Dornes nous conduit à travers 96 km sans obstacles en Auvergne-Rhône-Alpes, de la Saône-et-Loire à l'Allier. Enfin un réveil sans pluie et seules quelques nappes de brouillard nous tiendront compagnie au départ. L'essentiel de nos ascensions va se concentrer dans les 20 premiers km, ensuite, à partir de Bourbon-Lancy, ce seront des bocages, des prairies et des paysages infinis qui nous accompagneront pour le reste de la journée. Nous n'allons pas beaucoup user nos batteries ! A nous, chemins et petites routes de campagne. Auparavant, au 9ème km, un petit passage humide nous remis les idées en place !
Nous roulons depuis 2 h 30 lorsque nous atteignons la remarquable petite cité médiévale de Bourbon-Lancy, également connue pour ses thermes. Faisons notre pause café et quelques emplettes. Dans 4 km nous franchirons la Loire et nous en aurons fini avec les côtes ! Nous suivons le fleuve et l'architecture des habitats change radicalement, passant de fermes massives à des longères à colombages. Comme il est reposant de ne plus avoir à guetter sans cesse les pièges du chemin, Denis peut reprendre ses rêveries en s'émerveillant devant la fétuque, la prêle ou l'achilée, c'est là le seul danger ! Le canal latéral de la Loire doit être franchi pour poursuivre notre périple, l'écluse des Gailloux sera notre point de passage. Nous sommes à présent au km 52 et une table nous invite à y prendre notre déjeuner. L'endroit est également propice à une petite sieste digestive que mes camarades ne manquent pour rien au monde. De mon côté, j'en profite pour rédiger mes notes quotidiennes.
Les 50 derniers kilomètres vont être une promenade de santé et tout aurait été parfait si 400 m de tracé avaient été légèrement modifiés. Comme vous pouvez le voir ci-dessous, le vététiste devant moi se perd dans la végétation tandis que l'autre s'arrache littéralement du sentier. En fait, nous traversons un roncier qui occupe tout l'espace. Parfois, nous n'avons même pas la largeur du guidon. Je vous laisse deviner l'état de nos bras et de nos jambes. On poursuit ? Fait-on demi-tour ? Quelle est la distance à parcourir dans ces conditions ? Autant de questions sans réponse. De toute manière, nous sommes désormais incapables de retourner le vélo, alors nous persévérons et bientôt le bout du tunnel végétal apparaît. La suite se déroule sans anicroche et ce soir, on aura le temps de panser les plaies tout en profitant d'un hébergement confortable et d'une délicieuse bière fraîche !






















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