dimanche 21 septembre 2025

19 mai au 18 juin 2025. Du Canada aux USA. Le voyage d'une vie. 26ème partie ! La Côte Pacifique entre Pismo Beach et Monterey !

 La Côte Pacifique entre Pismo Beach et Monterey !


13 juin 2025. Avant dernière étape routière, déjà, pour passer la nuit à Monterey, distant de 250 km. En théorie, nous devions suivre la route du bord de mer sur toute sa longueur mais des éboulements sur l'itinéraire nous ont contraints à rebrousser chemin sur plus de 30 km et reprendre l'autoroute. 



Quoi qu'il en soit, nous allons apprécier de magnifiques horizons et la halte programmée là où se trouvent les lions de mer a bien lieu. En arrivant à San Simeon, nous nous stationnons près du petit musée consacré à la sauvegarde des animaux et effectuons la visite en lisant les panneaux d'informations. Il ne faut pas plus de vingt minutes pour en faire le tour et nous décidons alors de rejoindre le bord de mer pour observer les grands mammifères marins.  Pas de fléchage apparent, nous sommes indécis sur la direction à suivre et c'est cette incertitude qui capte l'attention d'un individu se trouvant à proximité du musée. Il s'approche de nous et nous comprenons rapidement que nous ne sommes pas sur le bon site. Pour voir les animaux, il faut reprendre la voiture et se déplacer à 10 km de là. Nous remercions notre "sauveur" et cette fois nous trouvons le bon endroit. 



Un petit parking aménagé qui surplombe l'océan attire notre attention. Plus de doute, nous sommes au bon endroit. Il y a déjà quelques véhicules mais pas d'attroupement particulier, nous pourrons observer en toute tranquillité. Le vent nous surprend à la descente de la voiture et la veste n'est pas de trop. Le bruit des vagues nous parvient par moment puis parfois des grognements, voire des rugissements. Les lions de mer apparaissent enfin. Le spectacle de ces mastodontes qui peuvent peser jusqu'à 2 tonnes se tortillant sur la plage est surprenant. La plupart d'entre eux se prélassent sur le sable chaud, tandis que d'autres se livrent à des jeux de séduction.




Nous reprenons le cours de notre voyage et à ce moment-là nous ignorons encore la présence de l'éboulement. C'est ainsi que nous poursuivons notre route en profitant au maximum de ces paysages infinis entre océan et montagne. Cette route est vraiment taillée au plus court. Nous montons par le col de Ragged Point et ses 3 kilomètres de virages offrant des falaises à couper le souffle et passons par le petit hameau de Gorda. Encore vingt minutes et c'est la déconvenue, la route est barrée et il n'y a pas d'autre alternative qu'un demi-tour sur plus de trente kilomètres. 



Nous profitons d'une petite superette à Gorda pour acheter notre "repas" de midi et les prix pratiqués sont exorbitants. En même temps, il n'y a rien d'autre le long de cette côte. Nous dégusterons nos graines et notre viande séchée avec délectation, nous n'en perdrons pas une miette. Mais avant de penser à manger, il faut remonter le col dans l'autre sens. Gare aux virages !

Avant de quitter le Pacifique, nous trouvons un bel emplacement pour faire notre halte déjeuner. Le vent souffle toujours mais en orientant bien la voiture nous profitons du spectacle de la mer et pouvons ouvrir les portières.

Après quelques minutes, il est évident que nous ne sommes pas les seuls sur ce parking. De petits écureuils se rapprochent de l'automobile, essayant de ramasser les miettes qui tombent. Ils ne sont pas du tout farouches, car certains n'hésitent pas à monter franchement sur le marchepied. Thierry tente une sortie courageuse et le voilà bientôt en train d'affronter deux de ces petits monstres. Quelle bravoure !

La tranquillité du camping !

Maintenant place à la moyenne montagne pour rejoindre l'autoroute I-101 !

Depuis Los Angeles, nous croisons de temps en temps une cloche gravée des mots El Camino Real, le chemin du Roi. Elle symbolise la route historique des 21 missions espagnoles de Californie construites entre 1683 et 1834 de San Diego jusqu'au nord de San Francisco. Il existe d'autre "chemin du Roi", celui de Californien joua un rôle majeur dans la colonisation, l’évangélisation et le contrôle territorial par l’Empire espagnol. 

La circulation se densifie à l'approche de Monterey et nous avons encore prévu de faire un détour par la mission de Carmel, ville gérée par Clint Eastwood entre 1986 et 1988. Cette ville est magnifique et elle est entourée par des collines couvertes de pins, de cyprès et d'eucalyptus qui descendent jusqu'à l'océan.
Nous stationnons devant la mission San Carlos Borromeo, fondée en 1770, c'est l’un des principaux monuments historiques, connue pour sa belle architecture. Hélas, nous ne pourrons pas en faire la visite car l'enceinte ferme dans 5 minutes. Dommage !

Les jardins de la mission !


Nous mettons ensuite 15 minutes pour arriver à Monterey, une autre ville côtière au charme espagnol. Nous récupérons nos chambres joliment décorées au Casa Munras puis nous nous engageons à pied dans une découverte de notre étape du soir.

Monterey est un ancien village de pêcheurs célébré par Steinbeck, aujourd'hui une station balnéaire branchée où les jolies boutiques et les restaurants à la mode occupent les anciennes conserveries de "Cannery Row", la rue de la sardine. Abritée par une magnifique baie, Monterey bénéficie d'une situation et d'un climat privilégié. Si bien des aspects ont changé depuis Steinbeck, cette ville, habitée depuis deux siècles par des paysans d'origine mexicaine, indienne et espagnole, a conservé son caractère colonial.



Profitons de la situation pour évoquer Steinbeck. Ecrivain américain prix Nobel, étroitement lié à Monterey et la région côtière de Californie à travers ses romans et sa biographie, il a rendu cette région célèbre dans la littérature. Steinbeck est né à Salinas, à proximité de Monterey, en 1902 ; il y a grandi et a souvent travaillé avec des ouvriers agricoles et des travailleurs migrants dans la vallée de Salinas et sur la péninsule de Monterey. Il a vécu dans un cottage à Pacific Grove, tout près de Monterey, où il écrivit plusieurs de ses romans. Plusieurs romans majeurs mettent en scène Monterey ou sa région, notamment Tortilla Flat (1935) et Cannery Row (Rue de la sardine, 1945), qui décrivent la vie des habitants pauvres, marginaux et excentriques du quartier portuaire et industriel de Monterey, vestige de l’époque florissante de la conserverie de poissons.

La statue du pêcheur de sardines sur la jetée !

L'instant se prête à citer Steinbeck : "Le soleil décline très lentement, baignant la baie de Monterey d'une lumière douce et chaude. Le ciel bleu et lumineux incite à la sérénité, tout en éclairant de ses derniers rayons les bâtiments de la vieille rue des conserveries". C'est dans cet état d'esprit que nous retournons vers notre hôtel, non sans s'être arrêtés chez Papa Chano's, pour un diner mexicain. Demain, nous restituerons notre véhicule de location mais chaque chose en son temps !




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