mercredi 7 janvier 2026

Séjour au Mexique du 16 au 30 novembre 2025. 3ème partie ! De Puebla à OAXACA !

Après une bonne nuit, départ pour Oaxaca, la ville du Jade, par une très belle route parsemée de petits villages typiques et de cactus géants. Située à 1545 m d'altitude, Oaxaca est restée une ville provinciale dans une vallée entourée de montagnes arides et où règne toute l'année un climat doux et agréable. 

Le Popocatepelt !


Volcan La Malinche au nord de Puebla !

La première partie du trajet s'effectue sur des terres fertiles et nous donne l'occasion d'apercevoir les travaux des champs réalisés encore aujourd'hui de façon très artisanale.



Nous obliquons progressivement vers le sud et les terrains deviennent de plus en plus arides. Sur notre gauche apparaît un volcan qui frôle les 6000 m, le Pico de Orizaba. (5636 m).

Les cactus remplacent peu à peu les champs de maïs !



Lors d'une pause, nous pouvons apprécier les énormes camions qui sillonnent le pays !

Remarquable tableau composé d'un bougainvillée et d'un cactus candélabre !

La route commence à s'élever !


Nous arrivons à Oaxaca que nous traversons complètement pour rejoindre le petit village de San Bartolo Coyotepec, célèbre pour la fabrication de ses poteries noires.


Nous effectuons la visite d'un petit atelier et nous assistons à une démonstration incroyable car la méthode est restée ancestrale et point de tour électrique pour façonner les pièces.



Le village travaille l’argile depuis l’époque zapotèque, mais la finition noire et lustrée date des années 1950, popularisée par la potière Doña Rosa. La couleur noire vient de la cuisson dans des fours enterrés, fermés et contrôlés, combinée à un polissage de la surface avec une pierre qui compacte l’argile et donne cet éclat métallique.


Nous retournons vers la ville d'Oaxaca pour y prendre notre déjeuner avant de déambuler dans son Zocalo.




Comme souvent au Mexique, les églises sont remarquables pour leurs décorations exubérantes. Celle de Oaxaca n'échappe pas à la règle. Construite par les dominicains entre 1570 et 1608 (bien qu'achevée plus tard après des séismes), elle faisait partie d'un vaste complexe conventuel servant à l'évangélisation des populations zapotèques et mixtecs. Le couvent adjacent abrita une université en 1623 et devint plus tard le Musée des Cultures d'Oaxaca, riche en artefacts précolombiens.

La façade sobre en plateresco contraste avec l'intérieur somptueux : voûte en berceau, 60 000 feuilles d'or, chapelles latérales et retable principal foisonnant de dorures et motifs baroques.

Nous finissons notre déambulation au coeur de la ville pour profiter des décorations et le guide nous ramène progressivement vers notre hôtel où nous dînerons également. Mais la soirée n'est pas terminée car nous avons rendez-vous à 20 heures dans une salle de spectacle pour assister aux danses de la Guelaguetza.




20 heures. Nous sommes tous installés, le spectacle peut commencer. La Guelaguetza, en Zapotèque, c'était le terme employé pour décrire la cérémonie et la célébration tenues tous les ans pour célébrer les dieux en échange d'abondance de pluie et d'une moisson de maïs bienfaisante. Un petit groupe de danseuses et de danseurs va nous présenter une dizaine de thèmes divers avec, à chaque fois une tenue différente. Cette tradition préhispanique rendait hommage à la déesse du maïs Centéotl ; après la conquête, elle s'est hybridée avec des éléments chrétiens et s'est institutionnalisée au XXe siècle pour célébrer les 8 régions ethniques de l'État.




Chaque région présente sa propre danse, avec pas, rythmes et costumes caractéristiques : jupes brodées, huipiles (tuniques traditionnelles), chapeaux, paniers de fleurs ou produits locaux portés sur la tête. Ci-dessous des ananas.




Voilà un bien joli moment haut en couleurs. Ce soir nous nous endormirons aux sons des tambours et des chants entraînants.




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