Vue sur le cirque de Salazie !
Magnifique Bulbul Orphée !
Nous voilà à pied d'œuvre. Le tour intérieur du cirque de Mafate sera scindé en 2 parties, aujourd'hui environs 12 km avec 400 D+ et 600 D-, et demain 6 km en montée avec 500 D+. Beau programme !
Passage du col avant de découvrir le Cirque !
Seule la marche à pied permet d’accéder par des petits sentiers de montagne ou en hélicoptère. Le caractère sauvage du cirque lui a valu d’être le refuge d’esclaves en fuite. La toponymie du cirque est là pour rappeler l’histoire des lieux, Mafate étant le nom d'un célèbre chef marron, résistant à l'esclavage. Aujourd’hui, malgré leur isolement physique, les habitants restent plus que jamais attachés à cette terre tourmentée, en vivant sur les petits plateaux, les îlets. Malgré un accès aux moyens modernes de communication, ils perpétuent des traditions. Sur leur lopin de terre, ils pratiquent la polyculture vivrière (fruits, grains, maïs, élevage, poulailler…).
Les remparts qu'ils faut descendre !
La descente ne présente guère de difficultés même si on rencontre parfois des marches plus hautes que la moyenne cependant la vigilance est toujours de mise.
Les sentiers étant les seuls moyens de communication, les habitants en prennent soin et de nombreux aménagements en bois ou en métal facilitent la progression, surtout en temps de pluie.
Nous voici maintenant à la Plaine des Tamarins, plateau emblématique situé à environ 1 800 m d’altitude. Elle doit son nom à la forêt de tamarins des Hauts, une espèce endémique de l’île, qui la recouvre presque entièrement.
Et les fameuses vaches de Mafate !
Un Foudi rouge aussi appelé Cardinal de Madagascar !
Après avoir passé la Plaine des Tamarins, nous empruntons sur notre gauche, le sentier qui mène à Marla. On retrouve les tamarins et les clairières couvertes de joncs et de hautes herbes où paissent paisiblement quelques petits troupeaux. La Mare aux Serres est plus un marécage qu'une mare mais suffit à abreuver les bovins.
Un peu plus loin, d'un joli point de vue sur l’ilet, niché au pied du Grand Bénare. C’est ici que débute notre descente abrupte jusqu’à la rivière des galets puis le passage par Maison Laclos. Après une pause rafraîchissante en bas, nous rejoindrons en moins de 2 kilomètres l'ilet de Marla et son
fameux snack-bar chez Jimmy.
La chapelle de Marla !
Cela fait presque 3 heures que nous marchons et l'arrêt casse-croûte chez Jimmy est le bienvenu. Nous voilà de nouveau prêts à affronter les dernières difficultés du jour.
Au démarrage de cette partie, nous entrons dans un monde minéral où la végétation n'a plus sa place.
Le trajet, à flanc de rempart, offre de très beaux panoramas sur le cirque. En fonction de l'heure et de la météo, le détour vers la Cascade de Trois Roches ne devrait prendre que trente minutes.
De la roche à perte de vue !
Des chèvres en totale liberté !
Il est 16 h 30 lorsque nous atteignons l’intersection menant à la cascade de Bras Rouge. Trop tard pour s’y aventurer : il reste visiblement plus d’une heure de marche pour rejoindre l’îlet de La Nouvelle et, avec la nuit qui tombera plus vite au fond du cirque, nous ne prenons pas de risque. Nous quittons le monde minéral pour retrouver une ambiance « tropicale ». Les contrastes au cours de cette randonnée sont exceptionnels.
Toujours des montagnes russes !
Bientôt l'îlet...dans vingt minutes en fait !
Le soleil est au rendez-vous lorsque nous touchons La Nouvelle mais ne nous y trompons pas, avec la fatigue et l'altitude la température ressentie est plutôt fraîche d'autant que nous allons devoir attendre une trentaine de minutes avant de percevoir les clés de notre gîte. Une bonne douche, pas très chaude, et un repas servi à 19 h viendront compléter agréablement cette première journée.
Loin de l’agitation des temps modernes, c’est dans la douceur et l’authenticité que les Mafatais accueillent les randonneurs dans ce qui est devenu la partie du cœur habité du Parc national, Bien du patrimoine mondial. Ce plus grand village compte une seule école, l’électricité est fournie par le soleil, une boulangerie et des épiceries sont approvisionnées essentiellement par hélicoptère. La nature y est reine, elle explose à chaque détour d’un sentier balisé, les montagnes sont omniprésentes, les pitons ont des formes inimaginables, les ravines, cascades et forêts sont un vrai régal pour les yeux.
Ce soir nous nous endormirons sereinement car demain il n'y a pas d'urgence ni de réveil !
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