samedi 28 décembre 2024

Sortie autour du col des Bagenelles !

10 novembre 2024. La météo est morose dans la plaine et à Châtenois on ne voit pas à 50 m. C'est l'occasion de partir en montagne pour passer au-dessus des nuages. Direction le fond de la vallée de Sainte Marie aux Mines pour ensuite s'engager vers le col des Bagenelles situé à 904 m d'altitude. Et, comme prévu, nous sortons de la grisaille et maintenant c'est parti pour 2 heures de promenade au soleil.



Nous faisons une petite boucle qui va nous permettre de rejoindre le village du Bonhomme en restant le plus souvent possible sur le versant ensoleillé.

Le village sous la brume !

Maintenant demi-tour pour rejoindre la parking !


Petite pause dans les alpages !



La plaine du Rhin sous les nuages !

Encore une belle sortie !


vendredi 27 décembre 2024

La Grande Traversée du Massif Central à VTT - 10ème et dernière étape

Mercredi 11 septembre. Ultime étape pour rejoindre notre point de récupération à Chalinargues où Pierre doit arriver pour 14 h. Nous avons à peine 55 km à effectuer, à l'aise...

Oui, mais c'était sans compter sur une météo exécrable. Hier était la plus belle journée, aujourd'hui ce sera la pire. Perché à 1219 m d'altitude, le hameau de La Godivelle se réveille sous la pluie et dans le brouillard. L'itinéraire prévoit des pistes pastorales qui nous conduiront au sommet du plateau du Cézallier, à 1450 m d'altitude, où nous devrions bénéficier, selon le guide, d'un panorama exceptionnel sur les monts du Sancy et du Cantal. Nous enfilons toutes les couches de vêtements disponibles et je regrette déjà de ne pas avoir prévu de pantalon long. Nous sortons affronter les éléments. Nous débutons par une brève excursion au Lac d'En Haut dont la rive évoque un littoral en pleine tempête !





Engoncés dans nos tenues, nous pédalons avec énergie pour essayer de nous réchauffer, et le terrain très roulant facilite le pilotage. Vent, pluie, visibilité réduite, la question se pose de contourner la difficulté du jour, mais nous sommes lancés et le gain espéré aurait été modeste. On attaque une piste herbeuse qui nous dépose au sommet . Très belle vue ! Ha ! Ha ! Ha ! (rire sarcastique). Il nous aura fallu 1 h pour boucler les 15 premiers km, pas mal ! Et le plus dur commence vraiment, car nous nous lançons dans près de 10 km de descente sans aucune visibilité. Notre attention est sollicitée à 200% et nous nous refroidissons complètement. Allanche, une petite bourgade du Cantal, est sur notre itinéraire et nous prions pour trouver un bar ouvert, mais pas le moindre estancot. Nous tentons alors la boulangerie et la patronne, devant notre allure d'esquimau glacé, nous laisse boire un café bien chaud à l'intérieur de sa boutique tout en savourant une viennoiserie. Elle vient de nous sauver la vie ! Lol ! Un peu réchauffés, nous modifions notre parcours pour pousser jusqu'à Neussargues, où nous trouvons refuge dans un restaurant routier. Il fait meilleur dans la vallée et nous pouvons mettre des vêtements secs. Vive les sacs étanches ! On finit en beauté avec une truffade et Pierre se présente à l'heure prévue. Nous ne sommes pas mécontents de le voir, et dans 5 heures nous serons à Dijon. Ensuite, une dernière petite étape nous mènera chez nous. Cette fois, nous en avons vraiment terminé avec la GTMC.



Comment conclure ? L'exercice est difficile et mes camarades ne m'en voudront pas si je donne quelques données techniques. Notre GTMC, ce sont 10 étapes, 786 km, 12600 m de D+, 5 crevaisons, 1 pneu neuf, 3 chutes, 10 erreurs d'orientation, 1 téléphone noyé, 4 boîtes de sardines, des soupes de pâtes, du saucisson, du fromage, du vin rouge et quelques bières...

Traverser le Morvan et le Massif Central aura été une aventure épique et variée, offrant une expérience riche en découvertes, combinant beauté des paysages, variété des terrains et défis techniques. Cela aura nécessité une préparation minutieuse, une condition physique solide et une organisation sans faille.

Toutefois, le plus important, c'est que cela n'aurait pas été possible sans la rencontre de trois amis aux tempéraments complémentaires capables de se dépasser les uns pour les autres pour concevoir ainsi un voyage qui laissera à jamais des souvenirs indélébiles et une envie de repartir à l'aventure.




La Grande Traversée du Massif Central à VTT - 9

Mardi 10 septembre. Si nous étions sur le Tour de France, alors aujourd'hui serait l'étape du jour ! Certes, il n'y a que 72 km de prévu mais on devrait être proche des 2000 m de dénivelé avec une pente moyenne supérieure à 5%. Nous nous engageons sur un itinéraire de montagnes russes entre Olby et La Godivelle avec le massif du Sancy comme point d'orgue. Préparez-vous à encore passer 8 h sur la selle ! Hi ! Ha ! Et haut les cœurs !



Autant l'écrire tout de suite : cette journée restera à jamais gravée dans notre mémoire comme étant, sans conteste, la plus belle étape de notre périple. Météo parfaite, passant du gris au bleu, panoramas à couper le souffle, traversée nord sud entre le Puy-de-Dôme et le massif du Sancy sur des chemins volcaniques souples et parfaitement balisés, rencontres avec de sympathiques paysans et découvertes de villages exceptionnels, autant de pièces qui vont s'assembler pour former in fine un puzzle magnifique. Au 8ème km, niché dans son écrin de verdure, Orcival et sa remarquable basilique romane Notre-Dame des fers qui doit son nom aux mentions de libérations miraculeuses de prisonniers innocents ou de bagnards par l’intercession de la Vierge. Maintenant, 5 kilomètres d'ascension pour atteindre le superbe lac volcanique de Servières. A partir de là, place aux pâturages et estives de montagnes qui s'étendent à l'infini ! La liberté en mouvement !








Nous contournons le Sancy par l'est, et, 25 km plus loin, nous redescendons à l'altitude du point de départ en suivant la splendide rive du lac de Chambon qui appelle à la baignade. C'est reparti pour un tour de montagnes russes !

Nous croyions avoir tout exploré, mais la 2ème partie de l'étape va nous offrir encore plus de panoramas exceptionnels et un voyage au Moyen-Age lors de notre pause déjeuner à Besse. En fin de parcours, nous subirons une bonne galère due à un chemin forestier entièrement envahi par la boue, ne nous laissant pas d'autre choix que de pousser les vélos. Ce soir, grosse séance de décrassage des corps et des machines !







Nous faisons une belle rencontre aussi avec un paysan et toute sa famille qui rentrent les vaches à l'étable. Nous discutons quelques minutes et il nous confirme qu'il n'y a plus de difficultés : "une fois su l' plateau, ça descend tou l'temps". Tant mieux car JM vient de tomber en panne de batterie au 67ème km à Brion Haut. Pas de panique, il reste à peine 5 km... et si en plus ça descend !



Pas d'évitement possible aujourd'hui. Selon la carte, notre position est à 1200 m d'altitude et il reste à peine 70 m de dénivelé positif à gravir. Une broutille, mais 25 kg de vtt, en fin d'étape, c'est une autre paire de manches ! Nous prenons un rythme de sénateur et atteignons le dernier point haut 1 km avant l'arrivée. Nous en avons désormais terminé avec les difficultés de la GTMC et, comme par un heureux coup du sort, le temps vire à la pluie au moment où nous arrivons à notre gîte communal. Parfait. Nous avons juste le temps de nettoyer les vélos, et, à présent, nous pouvons profiter sereinement de notre ultime soirée en dégustant une dernière soupe pâtes saucisses maison, merci au chef cuisinier. Il va sans dire que nous savourons pleinement ces instants précieux !




La Grande Traversée du Massif Central à VTT - 8

Ce jour, lundi 9 septembre, la première des 2 étapes les plus difficiles nous mène de Combrailles en Limagne. 84 km et 1700 de D+, il va falloir gérer les batteries. Adieu les plaines et vive le Massif Central avec sa remarquable chaîne des Puys dont le Puy de Dôme que nous contournerons par son versant ouest. Levé de bonne heure, j'en profite pour chercher des croissants, mais pas de chance, la seule boulangerie est fermée pour congés. On se rattrapera plus tard. Belle météo ce matin et les premiers kilomètres s'enchaînent assez facilement même si les chemins commencent peu à peu à montrer leur vraie nature composée de cailloux et de racines. Avant Volvic, c'est une succession de charmants villages comme Marsat ou Chateaugay et ses caves en pleine terre. Certaines zones demandent néanmoins du pilotage fin pour éviter les pierres et passer des pentes courtes mais à fort pourcentage. Par la suite les chemins deviennent plus praticables et nous savourons pleinement des paysages époustouflants qui s'étendent devant nos yeux. Nous sommes plongés au cœur de la chaîne des Puys.







Puy Gonnard (854 m), puy Thiolet, puy La Baneyre, puy de l'Espinasse, puy de Tressous, et d'autres encore, nous ne descendrons plus en-dessous de 800 m d'altitude. Nous arrivons au hameau de Beauregard situé au 60ème km. Nous pédalons quasiment sans relâche depuis pratiquement 6 heures. Cela fait déjà un moment que nous cherchons un endroit pour déjeuner et vraiment nous reposer, car les organismes ont été sollicités et l'hypoglycémie menace. Le lavoir fera notre bonheur ! Pour la première fois depuis le début du séjour, la gestion de la pause n'est pas optimale. Il convient néanmoins de noter que les conditions météorologiques ne poussaient pas vraiment à s'arrêter sans avoir au moins trouvé un abri. Nous devons encore contourner une dizaine de puys avant d'atteindre le Puy de Dôme. La lassitude se fait un peu sentir et le niveau des batteries n'incite pas à l'optimisme, c'est pourquoi nous optons pour l'itinéraire de contournement qui nous permet de parcourir les derniers kilomètres sans un coup de pédale. Olby nous accueille chaleureusement, car ce modeste bourg dispose d'un bar ouvert où nous savourons une délicieuse bière avant de nous diriger vers le gîte. Nous venons de passer 8 heures sur la selle du vtt ! La bonne gestion de l'arrivée à l'étape est primordiale et, après une courte période de rodage, désormais chacun joue sa partition sans fausses notes. Avant toute chose, enlever les sacs et nettoyer les vélos, je file ensuite mettre ma batterie en charge afin qu'elle soit pleine au moment du coucher, libérant ainsi le chargeur pour la batterie de Jean-Marie jusqu'au petit matin (1 chargeur pour 2 - gestion du poids). En général, Denis part le premier à la douche tandis que JM, notre cuistot en chef, s'affaire avec plaisir à préparer le dîner, comme de la semoule à la sardine par exemple. De mon côté, je prépare le bilan de l'étape et commence à travailler sur l'itinéraire du lendemain pour prévoir notamment les possibilités de ravitaillement. Nous nous retrouvons alors tous les trois pour l'apéritif et le débriefing peut débuter. Toutes ces routines sont particulièrement utiles, surtout lorsque nous sommes fatigués. Encore une bonne soirée, l'avant-dernière déjà, et chacun se prépare à dormir avec probablement quelques pensées sur l'étape du lendemain.



La Grande Traversée du Massif Central à VTT - 6 et 7

Samedi 7 septembre. De Dornes à Saulcet, modeste hameau non loin de Saint-Pourçain, nous traversons l'Allier plein sud pendant 72 km pour toucher les premiers contreforts du Massif Central. Ce livre aurait pu trouver sa conclusion à la page 24 car ce jour, j'ai "noyé" mon téléphone et perdu toutes mes photos. Heureusement, mes compagnons de voyage ont réussi à protéger leur matériel et notre odyssée photographique peut se poursuivre. Nous quittons la Sologne bourbonnaise pour toucher Moulins et rejoindre une zone commerciale dans le but de nous procurer un pneu neuf pour Denis. Nous procédons au changement à l'abri de la pluie sur le parking et passons ensuite par le centre-ville pour nous ravitailler. Nous passons sur la rive gauche de l'Allier et restons à son côté quelques kilomètres très roulants. Forêts, bosquets, champs ouverts mais aussi d'épatantes seigneuries comme le château des Foucauds agrémentent notre déplacement. Pour la petite histoire, ce bâtiment appartint un temps à messire Gilbert de la Souche, mousquetaire du Roi Louis le quinzième.





50ème km. Nous trouvons refuge sous un abri-bus du village de Besson car la pluie tombe par intermittence et c'est l'heure du repas. Nous surveillons les nuages et nous espérons une accalmie. Toutefois, les prévisions météo sont pessimistes et des orages sont attendus. Nous décidons de modifier l'itinéraire pour rejoindre au plus tôt le gîte, mais un passage par Saint Pourçain est nécessaire pour le ravitaillement. 2 heures sous des seaux d'eau et des coups de tonnerre, nous nous souviendrons longtemps de cette portion.

Nous prévenons notre hôte qui nous réserve une belle surprise. Il est devant le magasin avec une camionnette dans laquelle on peut tous monter. Il nous évite ainsi 20 minutes d'efforts en côtes et sous des trombes d'eau. Finalement tout est bien qui finit bien et après une bonne soupe de saucisses, on est prêt à remettre ça !

Dimanche 8 septembre. Dernière étape "facile" entre Saulcet et Combronde avec 64 km et 1200 m de D+. Sûrement la plus belle journée depuis notre départ d'Avallon. Immédiatement des sentiers et chemins agréables, pas de ronces et surtout des paysages exceptionnels, souvent à 360 degrés. Nous passons ainsi du Bourbonnais aux Combrailles. Les châteaux isolés sont très nombreux et les églises romanes prédominent. La traversée des gorges de la Bouble est rafraîchissante et marque le début de l'ascension vers Chantelle, son abbaye et sa statue d'Anne de Beaujeu, fille du roi Louis XI.






Le passage par le village fortifié de Charroux est un enchantement, tandis que le franchissement de la Sioule à Ebreuil annonce notre entrée dans le Puy-de-Dôme. D'ailleurs quelques kilomètres plus loin, une légère élévation nous offre un aperçu de la chaîne des Puys. Demain, on entre dans le vif du sujet. Avant tout, il faut rejoindre notre hébergement à Combronde, un charmant studio, mais qui n'est pas adapté à l'accueil de vtt. Pas question pour autant de les laisser dehors. La chance nous sourit, un voisin comprend notre situation et nous propose son entrée de couloir pour y ranger les vélos pour la nuit. Sympa les gens d'ici ! Il faut maintenant bien se reposer car les 2 prochaines étapes sont les plus difficiles de notre périple.